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L’asthme

En Tunisie, l’asthme représente l’affection respiratoire chronique la plus fréquente chez l’enfant (10% des enfants seraient asthmatiques). Elle reste très fréquente chez l’adulte puisqu’elle touche près 6% de la population générale. L’allergie est la cause la plus fréquente.

Comment se manifeste la maladie ?

La maladie se manifeste par des accès intermittents de difficultés à respirer, au cours des quels le patient va ressentir une oppression thoracique, une soif d’air avec une impression d’avoir un thorax bloqué, un sifflement parfois audible à distance, une anxiété et parfois de la toux. Ces crises de difficultés respiratoires surviennent le plus souvent la nuit ou après exposition aux allergènes. Leur intensité est variable, ainsi que leur durée. Ces crises d’asthme sont dues à une contraction des muscles et une inflammation des bronches, dont la paroi se trouve rétrécie, expliquant la difficulté du passage de l’air dans les poumons.

Facteurs déclenchant des crises :

Les bronches des asthmatiques sont facilement irritées par différents facteurs :

- le contact avec l’allergène

- l’inhalation d’odeurs fortes et/ou toxiques : fumées de cigarette, eau de javel, gaz d'échappement, insecticides, peintures, parfums...

- les infections virales ou bactériennes

- la prise de certains médicaments : aspirine ou anti-inflammatoires non stéroïdiens, médicaments contre l'hypertension, certains collyres...

- l'ingestion d'un aliment au quel le patient est allergique

- un repas copieux, ou alcoolisé.

- une émotion forte.

- une activité physique surtout pratiquée quand l'air est frais et sec. Cette forme très fréquente chez les enfants est appelée asthme induit par l’exercice. Ces facteurs déclenchant sont variables d'un patient à un autre et chez une même personne.

L'asthme peut être occasionnel ou persistant Certains patients présentent des crises occasionnelles déclenchées dans des conditions particulières ( lieux de travail, contact avec un animal, promenade à la campagne…) c’est ce qu’on appelle un asthme intermittent. D’autres patients présentent une gène toute l'année. C’est ce qu’on appelle un asthme persistant qui peut être plus ou moins sévère.

Comment porter le diagnostic de l’asthme ?

Le diagnostic de l’asthme, orienté par la présence de crises de difficultés respiratoires accompagnées de sifflement, doit être confirmé par l’étude du souffle par ce qu’on appelle une spirométrie. Cette dernière est généralement normale en dehors des crises, mais si elle est pratiquée au moment de la gène, on note une diminution du souffle, témoin de la réduction du calibre bronchique. Il est important de compléter par un test au bronchodilatateur, qui consiste à évaluer la réponse des bronches à l’inhalation de substances pouvant lever le spasme bronchique. Dans bien des cas, il est nécessaire de pratiquer une étude de la réactivité des bronches, suite à l’inhalation de substances connues pour entraîner une broncho-constriction. Ce test réalisé sur la demande du médecin traitant, permet la confirmation du diagnostic dans le cas où ce dernier reste douteux. Les prick-tests permettront de rechercher une étiologie allergique.

Comment traiter son asthme ?

La prise en charge de l’asthme comporte plusieurs volets :

- L'éviction des facteurs déclenchants

- L'amélioration des conditions environnementales : éviction de l’allergène, éviction des polluants dont la fumée de tabac, aérer et ensoleiller régulièrement

- L'observance thérapeutique : l’asthme étant une maladie chronique, comportant en particulier une inflammation quasi-constante de l’arbre bronchique, sur la quelle peut survenir un bronchospasme au moment des crises, il est indispensable que le patient comprenne que le traitement comporte :

- Un traitement de fond : il repose essentiellement sur une corticothérapie inhalée. Ce traitement doit être pris d’une façon régulière par le patient et ceci même quand il n’est pas gêné, afin d’atténuer au maximum l’inflammation bronchique.

- Un traitement de la crise, qui repose sur la prescription de broncho-dilatateurs au mieux par voie inhalée et au besoin par voie injectable. Si la crise est sévère, une corticothérapie orale ou parentérale doit être préscrite. L’hospitalisation doit être envisagée en l’absence d’amélioration. La plupart des médicaments anti-asthmatiques sont administrés par un système d’aérosol doseur. Il fonctionne sur le principe des bombes aérosols que nous utilisons quotidiennement (insecticides, déodorants, …). Les aérosols doseurs ont l’avantage de donner le maximum d’efficacité pour un minimum d’effets secondaires ce qui en fait des médicaments de choix.

Toutefois, les aérosols doseurs nécessitent une bonne synchronisation entre la prise du produit et l’inspiration profonde. Cette synchronisation nécessite une bonne compréhension de la technique de la part des patients. Malheureusement, même après un entraînement spécifique, la technique n’est pas maîtrisée par de nombreux patients, et en particulier par les enfants.

Modalités d’utilisation d’un aérosol-doseur :

• expirer lentement par la bouche,

• inspirer lentement en déclenchant l’aérosol-doseur,

• continuer à inspirer jusqu’au bout,

• retenir son souffle pendant environ 10 secondes.

Lorsque l’aérosol est mal utilisé, une trop faible quantité de produit parvient au niveau des poumons, et l’efficacité du traitement est diminuée. Pour les asthmatiques qui ont des difficultés à utiliser les aérosols-doseurs, il existe des systèmes facilitant l'inhalation du médicament.

Les chambres d'inhalation : couplées à un aérosol-doseur, elles permettent defaciliter l’inhalation du médicament.

Une chambre d’inhalation est un réservoir interposé entre l’aérosol-doseur qui s’emboîte sur un côté, et un embout terminé par une valve fixé à l’autre extrémité. Le médicament est envoyé dans la chambre par pression sur l’aérosol, il diffuse dans le réservoir, et est inhalé par le patient qui respire calmement dans l’embout par la bouche. Ce système permet d’éviter les erreurs de manipulation dues à une mauvaise coordination main-bouche. Il est souvent indispensable pour traiter l’asthme du nourrisson.

Les inhalateurs de poudre sèche : Le médicament est dans ce cas conditionné sous forme de poudre sèche, qui est libérée par perforation d’une capsule ou d’une alvéole. Une inspiration profonde de la poudre permet de l’acheminer jusqu’aux bronches où elle se dépose. Contrairement à l’aérosol-doseur, ce système ne nécessite pas de coordination particulière main-bouche, et est de ce fait facile à utiliser. En revanche, le patient doit posséder une capacité d’inspiration suffisante

Les nébulisateurs: se sont des appareils qui permettent de propulser les médicaments. Ils conduisent à utiliser une dose de produit actif plus importante pour une efficacité comparable aux autres systèmes d’inhalation. Ils sont faciles à utiliser car ils ne nécessitent aucune synchronisation particulière de la part du patient, et ils peuvent être utilisé même en cas d’obstruction sévère. En revanche, ils présentent souvent l’inconvénient d’être relativement encombrants.

La surveillance de la maladie repose sur le contrôle régulier chez les médecins traitants à coté d’une auto surveillance grâce aux mesures régulière du souffle par un débitmètre de pointe.

 

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